Unlock Facts George Washington grande

CE POUR QUOI ON LE CONNAÎT

C’est le 22 février 1732 que George Washington voit le jour dans le comté de Westmoreland en Virginie au sein d’une famille de planteurs. Attiré par la terre, il s’intéresse très vite à la topographie et à la cartographie.

 

Ayant perdu son père à l’âge de 10 ans, il est élevé par sa mère qui lui inculque les principes d’un citoyen distingué. En 1752, à la mort de son demi-frère, il hérite de la propriété de Mount Vernon qu’il fera prospérer tout au long de sa vie. Engagé dans les milices de Virginie, en 1754, il prend part à la guerre de Sept ans (la guerre contre les Français et les Indiens) ; de retour à Mount Vernon, en 1759, il consacre alors son temps à son épouse, Martha Dandridge Custis, à sa plantation et siège à la Chambre des représentants de Virginie.

Au fil des années, il se joint aux autres planteurs de Virginie pour exprimer, en des termes modérés mais fermes, leur opposition aux règles imposées par les Britanniques ; il jouit alors d’un grand respect chez les Virginiens.

 

Lors de la réunion du second Congrès continental, en 1775, un vote unanime le place au poste clé de commandant en chef de l’Armée continentale. Il se retrouve alors à la tête de troupes sans expérience et sans discipline qui s’emparent de la ville de Boston, dès 1776, et obtiennent, en 1781, avec l’aide des Français, la reddition du général britannique Cornwallis, lors de la bataille décisive de Yorktown.

Après la signature du Traité de Paris, le 3 septembre 1783, par lequel les Britanniques reconnaissent l’indépendance des Etats-Unis, George Washington remet sa démission et revient à Mount Vernon. Très vite, il se rend compte que la Nation a besoin d’une Constitution et qu’il est urgent de s’atteler à sa rédaction.

 

Au mois de mai 1787, les délégués des treize Etats décident de se réunir en Convention à Philadelphie ; le 25 mai, sept des treize Etats étant représentés, la Convention ouvre ses délibérations ; le 17 septembre, les délégués de douze Etats apposent leur signature au bas du document.

 

George Washington pendant le 1er discours d’investiture à New York en 1789 (National Archives, Still Picture Branch, 148-CCD-92C)

La Constitution est née. Le 30 avril 1789, George Washington devient le premier président des Etats-Unis. Ayant choisi le lieu pour la capitale fédérale sur les bords du Potomac, George Washington en confie les plans, au Français, Pierre- Charles l’Enfant (voir page 7), en 1791.

En 1792, il est élu pour un deuxième mandat (pas un seul vote du Collège électoral ne lui fait défaut). Lors de ses deux mandats présidentiels, George Washington n’empiète pas sur les pouvoirs attribués au Congrès par la Constitution. La politique étrangère tient une place prépondérante et il est très attentif au rôle des Etats-Unis.

 

Lors du conflit Franco-Britannique pendant la période de la révolution française, il choisit la neutralité, malgré les recommandations de son secrétaire d’Etat, Thomas Jefferson (pro- Français) et de son secrétaire au Trésor, Alexander Hamilton (pro-Britannique). Il met également tout en oeuvre pour assurer l’indépendance financière de son pays.

 

En 1796, George Washington refuse de se présenter une troisième fois et se retire définitivement de la vie politique dans son “cher” Mount Vernon où il restera jusqu’à sa mort le 14 décembre 1799. Le nom de la capitale fédérale, le nom d’un Etat, celui d’une célèbre université, le Washington Monument, d’Est en Ouest, le “père de la nation” est bien présent dans les Etats-Unis d’aujourd’hui.

Texte du discours du Président Washington, Archives Nationales. Le texte que vous pourrez lire est le discours officiel de son inauguration prononcé à New York City, au Federal Hall, lieu de séance du premier Congrès.

 

En savoir plus : https://fr.usembassy.gov/fr/education-culture-fr/les-etats-unis-de-z/washington-george/

CE QU’ON PEUT LUI REPROCHER

La plus traditionnelle société coloniale

Ses origines et sa jeunesse ne le prédestinaient pourtant pas à prendre la tête de la rébellion. Ce fils d’honorable planteur, né en février 1732 en Virginie, appartenait en effet à la plus traditionnelle société coloniale. Ses parents, d’ascendance anglaise, avaient acquis des domaines sur lesquels travaillaient plusieurs centaines d’esclaves.

 

Un deuxième mandat difficile

George Washington accepta sur la suggestion de Jefferson l’idée d’un second mandat. Celui-ci fut marqué par la position du pays dans la guerre qui débuta en 1793 entre la France révolutionnaire et la Grande-Bretagne.

Soucieux de préserver les finances et la croissance économique du pays, Washington imposa, contre l’avis de Jefferson, la neutralité américaine, inaugurant ainsi la tradition isolationniste. Cette position lui permit de signer avec l’ancienne puissance coloniale le traité de Londres en 1794, qui régla les différends restés en suspens depuis l’indépendance.

Il put ainsi favoriser l’expansion vers l’ouest, concluant en 1795 avec 11 nations indiennes le traité de Greenville, par lequel elles abandonnaient leurs droits sur les territoires de l’Ohio et de l’Indiana. La colonisation vers l’ouest profita également de l’ouverture de la navigation commerciale dans le bassin du Mississippi.

Or, rien de cela n’apaisait les divisions partisanes, que Washington déplorait, mais qui n’avaient cessé de s’accentuer entre le Parti républicain de Jefferson et de Madison, et les fédéralistes réunis autour de Hamilton. De vives critiques furent émises par ses ennemis, qui l’accusèrent de cupidité et d’ambition.

Quittant la présidence en mars 1797, Washington appela les Américains dans un message d’adieu publié dans le Pennsylvania Packet à privilégier l’unité sur les luttes partisanes et à choisir la neutralité. « Le maintien de l’Union, écrit-il alors, doit être le principal objet des vœux de tout patriote américain. »

 

L’échafaudage du mythe

Âgé de 65 ans, l’ancien président se retira sur son domaine de Mount Vernon, où il reprit ses activités de gentleman-farmer. Il fut rappelé une fois encore, lors de la crise internationale de 1798 qui faillit déboucher sur une guerre avec la France républicaine. Adams, son successeur, lui confia alors le commandement suprême des armées.

La crise, heureusement, fut de courte durée. Washington décéda peu de temps après, en décembre 1799, étouffé par une infection du larynx, et fut enterré dans le caveau familial de Mount Vernon. On oublia alors toutes les critiques dont il avait pu être l’objet. « Premier dans la guerre, premier dans la paix et premier dans le cœur de ses concitoyens », tels furent les mots prononcés lors de son éloge funèbre.