François Mitterand

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CE POUR QUOI ON LE CONNAÎT

Président de la République française de 1981 à 1995, François Mitterrand est né le 26 octobre 1916 à Jarnac (France). Il est mort le 8 janvier 1996 à Paris (France). Il était socialiste.

 

François Mitterrand a joué, en tant qu’homme politique, un rôle considérable dans l’histoire de la Vème République et de la gauche. Du régime de Vichy et la Résistance à l’Elysée, son parcours est celui d’un jeune homme ambitieux. Celui qui a dirigé la France pendant quatorze ans laisse derrière lui de grandes avancées sociales pour son pays sans pour autant masquer quelques affaires troubles.

 

CE QU’ON PEUT LUI REPROCHER

Le plus beau de ces secrets s’appelle sans aucun doute Anne Pingeot, mère de sa fille Mazarine, maîtresse de l’ombre pendant plus de trente ans, grande muette découverte par la France entière derrière le cercueil de l’ancien président et presque aussitôt disparue, comme dans un formidable dernier tour de prestidigitation du Machiavel socialiste. Le silence a une fin. Ancienne conservatrice aux musées du Louvre et d’Orsay, Anne Pingeot sait que l’Histoire a un sens, que rien ne résiste à sa marche érosive, que tout resurgit un jour ou l’autre des sables du temps. Qu’il est des « forces de l’esprit » qui vous hantent tant qu’il vaut mieux se résoudre à les exorciser. Alors, elle a fini par parler à Philip Short. Et, ponctuant les 900 et quelques pages de François Mitterrand, portrait d’un ambitieux (Editions Nouveau Monde), désembaumement méthodique, quasi scientifique, du sphinx de la gauche par le journaliste britannique, ses mots ont la résonance d’une déflagration.

 

Mitterrand et Pingeot se sont aimés, cela s’est su. Passionnément, on ne l’aura jamais autant mesuré qu’avec les révélations de la mère de Mazarine. Fille de la bourgeoise clermontoise, elle a 20 ans quand elle rencontre le leader socialiste. Il en a 47, il est déjà marié à Danielle, père de deux fils, Jean-Christophe et Gilbert, et prêt à déboulonner le Général de Gaulle du pouvoir. Jeune et belle, passionnée par les arts et cultivée, Anne sera la vraie rose de son jardin qu’il garde secret, impénétrable, labyrinthique. Commanditaire de la pyramide inversée et semi-souterraine du Louvre des décennies plus tard, Mitterrand se veut l’architecte de l’invisible.

En 1965, alors qu’elle entreprend de devenir conservatrice de musée, après quatre années en fac de droit, il aide ainsi Anne à rédiger une dissertation, entre les deux tours de la présidentielle. « J’en ai honte rétrospectivement, confie Pingeot dans François Mitterrand, portrait d’un ambigu. Un candidat à la présidence de la République avait autre chose à faire que de m’aider à faire mon devoir sur les syndicat des communes… Il l’a fait par amour et pour se prouver qu’il était, lui, le maître de son temps. » Gérer sa vie sentimentale, ce fut autre chose… La même année, Mitterrand montre à Pingeot une ancienne bergerie, située dans une clairière, près de Hossegor, dans les Landes. Latche. L’endroit idéal où refugier leurs amours clandestines. Avant qu’il ne se sépare officiellement de la mère de ses fils, il le promet. C’est un mensonge : Danielle Mitterrand, qui n’ignore rien des escapades de son époux et vit elle-même une liaison adultérine avec un professeur de gym, Jean Balenci, refuse le divorce. Mitterrand plie. Les pins de Latche saignent leur sève. Pour Anne Pingeot, issue d’une famille catholique et conservatrice, ce sont des larmes. « Ses lettres étaient passionnées, je les croyais. J’avais fait des dessins pour la bergerie, pour l’amènagement… Je pensais que ce serait notre maison, comme il me l’écrivait. L’idiote que je suis ! », confie Pingeot à Philip Short